La Mare

Dans les Monts du Forez, à la limite du Puy de Dôme et de la Loire, la rivière Mare a taillé dans le granite une vallée profonde et sauvage.

 A 1195 mètres d'altitude, sur la commune de Saint-Clément-de-Vallorgue, tout près de l'ancienne voie romaine des crêtes, s'étale un vaste plateau, encerclé de monts culminants à plus de 1200 mètres, les Marais. Cette tourbière, creuset humide et dangereux même après plusieurs mois de sécheresse, donne naissance à de nombreux gobelets (petits filets d'eau) et à deux ruisseaux : la Mare et l'Auzon. Ils enserrent le plateau pour se rejoindre un peu plus loin, vers le Jas de Gagnière.

Source mare   Sources de La Mare

De nombreux petits affluents, après avoir sillonné le flanc de la chaîne du Forez, se réunissent à la Mare, en amont de Saint-Marcellin. Dans la plaine du Forez, la Mare se dirige au nord, fertilise les prairies de Sury, reçoit le ruisseau de la Curaize, et gagne enfin la Loire à Montrond, en face de l'embouchure de la Coise, au niveau de 346 mètres.

La Mare traverse les cantons de Saint-Jean-Soleymieux, Saint-Rambert, Montbrison et se jette dans la Loire à Boisset-les-Montrond.

Depuis sa jonction avec la Curaize jusqu'au village de Boisset, elle longe un pli du sol qui sert de limite aux alluvions de la Loire. Sur la rive gauche, le terrain est tertiaire(olig-minocène), sur la rive droite, quaternaire, de nature alluviale.

Son parcours est de 40 kilomètres, mais les derniers 17 kilomètres appartiennent à la plaine du Forez, et dans ce trajet la pente est de 0,0035 à 0,0040 mètres. Son bassin hydrographique est de 23,300 hectares, et le volume moyen de ses eaux peut être estimé à 2,400 litres par seconde. (Description géologique et minéralogique du département de la Loire; M.L.Gruner; 1857)

Au XIV° siècle, à partir de Sury-le-Comtal, pour la différencier de l'Ozon, son affluent, l'Aujon devient la Mare, la rivière-mère : Rivus de Lamar, 1309, à Amancieux, près de Sury-le-Comtal.(Dictionnaire topographique de la Loire, Dufour)

Jusqu'au XIX° siècle, de Gumières à Saint-Marcellin, elle conserve son nom de Aljon, Aujon, Ozon dans les textes, ainsi que sur les cadastres napoléoniens de 1812, des communes qu'elle traverse.

Gumières

Au Besset : Aqua d'Dojon...Rivus du Jon, 1513. (A.D.L : terrier Regnault, f°10, v°17v°.)

Le Pont Vieil est cité en 1394. (Dictionnaire topographique de la Loire, Dufour)

Planche de pierre   La Planche de Pierre, Gumières

 

Margerie-Chantagret

Au Rousset : Juxta terram Rosseto aqua Dojon intermedio, 1395. (A.DL. : B2034, f°55)

Pont de Chassagneux existe en 1341. (Dictionnaire topographique de la Loire, Dufour)

Soleymieux

Au Pont : Aqua d'Alson, 1269 (Chartes du Forez, n°481, p. 2.) ; In territorio Pontis Crusilhie juxta Dauzon, 1395. (A.DL. : B2034, f°20)

A Annézieux : La rivière Dojon, 1545 ; Riparie d'Oion, XVIII°s. (A.DL. : en marge du terrier Regnard, f°7v.)

Pont de la Cruzille est cité en 1269. (Dictionnaire topographique de la Loire, Dufour)

Pont soleymieux   Le pont médiéval du Pont

Chenereilles

A Allézieux : Versus Alaiseu juxta rivum d'Alson, XIV°s. (A.DL. : B2034, f°159) ; Pratum situm en Aljon juxta rivum Dalion, XIV°siècle (A.DL. : B2074, f°28) ; Ripparia Daujon, 1476 (A.DL. : B2062, f°16)

Saint-Marcellin-en-Forez

Ripparia d'Aujon, 1289 ; Ripparia Dalion; Aqua Dauion, 1309. (Dictionnaire topographique de la Loire, Dufour)

A Saint-Marcellin trois ponts sont utilisés : Pont Peyrard au XIV°s. ; Pont de Chassaigneux en 1376 ; Pont Rot au XIV°s.

Pont st marcellin   Le pont médiéval de Saint-Marcellin-en-Forez

Le syndicat de la Mare, créé le 7 décembre 1859, ayant pour but la conservation et l'entretien des cours d'eau et fossés d'irrigation de la vallée de la Mare, englobe les communes : Chalain-le-Comtal, Meylieu-Montrond, Boisset-les-Montrond, Grézieu-le-Fromental, Prétieux, Saint-Romain-le-Puy, Saint-Marcellin, Sury-le-Comtal, Bonson, Saint-Cyprien, Veauchette, Craintilleux, l'Hôpital-le-Grand, Unias, et Magneux-Haute-Rive, et ce jusqu'en 1880. (Syndicat de la Mare : P.V. des délibérations, T.1 à 3, 1880. Imprimerie A.DUGUET, Montbrison. Archives de la SHA de La Diana)

Ce syndicat ne prend pas en compte les communes en amont car elles sont traversées par une rivière que l'on nomme l'Auzon et non la Mare. Jusqu'à la fin du XIX° siècle, la rivière que l'on nomme, aujourd'hui "La Mare", s'appelait "l'Auzon" de sa source à Sury-le-Comtal.

Le nom originel de ce cours d'eau, Auzon, qui signifie : Ajonc, peut s'expliquer par les grandes quantités d'ajoncs que l'on trouve le long de son lit. Il semblerait, qu'elle n'ait conservé son vrai nom que sur le côté auvergnat.

 

 

 

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